Yacine Idriss Diallo – Mandat 23 avril 2022 au 23 avril 2026 : ce qu’on doit retenir
En effet, élu en 2022 à la tête d’une Fédération exsangue, sous tutelle FIFA depuis décembre 2020 et fracturée par des années de querelles internes, il boucle 4 ans sous le slogan “Rassembler pour développer”.
Il vient de lancer sa campagne pour un second mandat le 2 septembre à Abidjan avec le slogan “Transformer pour durer 2026-2030”.
Voici le bilan en 4 axes :
- Le bilan institutionnel : la stabilité retrouvée
C’est son argument numéro 1. Il estime avoir restauré la légitimité élective, la paix sociale et créé des commissions vraiment indépendantes : Commission électorale autonome, Commission de gouvernance, d’audit et de conformité, organes disciplinaires soustraits à l’ingérence.
En 2022, “notre football avait besoin de stabilité, de confiance, de cohésion et d’une nouvelle dynamique” dit-il. - Le bilan sportif : le plus visible
C’est ce qui marque les esprits :
- Organisation de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, remportée par les Éléphants à domicile
- Retour à la Coupe du Monde 2026 après plus de 12 ans d’absence, avec qualification historique pour le second tour.
Il attribue ce succès à un travail collectif et au soutien de l’État, remerciant notamment le Président Alassane Ouattara pour sa vision.
- Le bilan économique : l’argent pour les clubs
- Subventions historiques et salaire minimum imposé pour les joueurs, présentés comme inédits
- Pour 2026-2030, il promet une revalorisation substantielle des subventions et le passage des clubs vers un modèle d’entreprise sportive viable.
- Le bilan formation et féminin
Avancées dans la formation, jeunes catégories remises en selle et football féminin relancé, avec projet de créer à terme une ligue professionnelle féminine.
Les critiques qui reviennent :
Même ses partisans reconnaissent que le premier mandat était sous tension. Son rapprochement avec Malick Tohé, devenu coordinateur de campagne après des divergences, montre qu’il a dû fédérer une famille encore divisée : “Le football ivoirien n’a pas besoin de guerre fratricide”. L’opposition lui reproche une gouvernance trop centrée sur Abidjan et la sélection A, avec un football local qui reste fragile malgré les subventions.
Alors, si on doit résumer son bilan, on dirait que ce mandat passé peut être qualifié de mandat de redressement au cours duquel il a pris une fédération en ruine et l’a rendue stable et victorieuse (CAN 2023 + Mondial 2026).
Le second mandat qu’il demande, seul candidat le 12 septembre à Yamoussoukro sera jugé sur la transformation : est-ce que cette stabilité va enfin professionnaliser durablement les clubs et le championnat local, ramener la stabilité et un titre international ? Telles sont les questions auxquelles il devra répondre à la fin du prochain mandat.
