C’est la question que tout le monde se pose depuis qu’il a raccroché les crampons, et surtout depuis sa candidature à la FIF en 2020.
Drogba n’est plus juste un buteur. S’il revient, il n’apporterait pas des buts. Il apporterait 4 choses que le football ivoirien n’a jamais eues en même temps.
- CE QUE PERSONNE D’AUTRE NE PEUT APPORTER : LE CARNET D’ADRESSES MONDIAL
C’est bête à dire, mais c’est le plus important.
Quand le président actuel de la FIF veut voir le patron de la FIFA, Infantino, il demande un rendez-vous et il attend.
Quand Drogba appelle Infantino, Infantino décroche. Parce que Drogba est au board de la FIFA, ambassadeur de l’UEFA, ami d’Abramovich, de Mourinho, de tous les présidents de clubs européens.
Concrètement, qu’est-ce que cela change?
- Pour les jeunes :Aujourd’hui, un jeune talent ivoirien de 16 ans à Bingerville doit payer un agent véreux 2 millions pour espérer un essai en Europe. Demain, avec Drogba, c’est Chelsea, Marseille, Galatasaray qui appellent directement la DTN ivoirienne : “Envoyez-nous vos 5 meilleurs, on les teste 1 mois à nos frais.” C’est ce que fait Eto’o au Cameroun avec son réseau.
- Pour les stades :Drogba peut lever 20-30 millions d’euros en une réunion à Londres pour financer des académies, parce que les sponsors ne financent pas la FIF, ils financent Drogba. Nike, Pepsi, Orange… ils ne disent pas non à Drogba.
Aucun autre dirigeant ivoirien n’a ça. C’est son arme atomique.
- LA CULTURE DE LA RIGUEUR QU’IL A APPRISE À CHELSEA ET QUE OUATTARA A MISE DANS L’ÉTAT
Drogba a passé 10 ans dans le club le plus rigoureux du monde à l’époque : Chelsea.
Là-bas, il a appris 3 choses qui manquent cruellement au football ivoirien :
a) Le contrat n’est pas une faveur, c’est une loi.
En Côte d’Ivoire, un club de Ligue 1 signe un joueur 500 000 FCFA par mois et ne le paie pas pendant 4 mois. Le joueur ne peut rien dire. Drogba ne peut pas accepter ça. Sa première réforme serait : “Si tu ne paies pas tes joueurs 2 mois, tu es rétrogradé. Point.” Il imposerait la licence club CAF pour de vrai, pas sur papier.
b) La formation n’est pas un centre, c’est une école.
Nous, on a des centres de formation où on apprend à dribbler. À Chelsea, on apprend à dribbler, à parler anglais, à gérer son argent, à ne pas frapper sa femme, à faire des interviews.
Drogba apporterait cette éducation globale. Il l’a déjà commencé avec sa Fondation : il ne veut pas former des footballeurs, il veut former des hommes qui jouent au football.
c) L’ancien joueur n’est pas un chômeur, c’est un actif.
Aujourd’hui, un ancien international ivoirien finit taxi ou consultant TV sans formation. Drogba créerait le statut d’ancien : formation d’entraîneur payée, reconversion obligatoire, comme en Angleterre.
C’est la même rigueur que Ouattara a mise dans l’État. C’est pour ça qu’ils s’entendent bien. Les deux détestent le “c’est bon comme ça”.
- LA RÉCONCILIATION DU FOOTBALL IVOIRIEN AVEC SON PEUPLE
Depuis 2015, le stade est vide pour les matchs de Ligue 1. Pourquoi?
Simplement parce que les Ivoiriens ne croient plus en leurs dirigeants locaux. Ils croient en Drogba.
Si Drogba devient président de la FIF, même sans rien faire, le premier effet est magique :
- Le père qui avait interdit à son fils de jouer au foot parce que “c’est un métier de voyous” va l’inscrire à l’académie.
- La mère qui ne regardait plus le championnat local va revenir parce que “Drogba a dit que c’est propre maintenant”.
- Les jeunes qui ne rêvaient que d’aller en Europe vont se dire “si Drogba est resté pour construire ici, c’est que c’est possible ici”.
Il est le seul à pouvoir ramener la confiance. Et sans confiance, même avec 10 milliards, on ne construit rien.
C’est ce qu’il a fait en 2007 quand il a demandé pardon pour la guerre civile à Bouaké. Un seul homme a fait ce que 50 politiciens n’ont pas pu faire : faire pleurer tout un pays ensemble. Cette légitimité morale, c’est un capital.
C’est la question que tout le monde se pose depuis qu’il a raccroché les crampons, et surtout depuis sa candidature à la FIF en 2020.
Drogba n’est plus juste un buteur. S’il revient, il n’apporterait pas des buts. Il apporterait 4 choses que le football ivoirien n’a jamais eues en même temps.
- CE QUE PERSONNE D’AUTRE NE PEUT APPORTER : LE CARNET D’ADRESSES MONDIAL
C’est bête à dire, mais c’est le plus important.
Quand le Président de la FIF actuel veut voir le patron de la FIFA, Infantino, il demande un rendez-vous et il attend.
Quand Drogba appelle Infantino, Infantino décroche. Parce que Drogba est au board de la FIFA, ambassadeur UEFA, ami de Abramovich, de Mourinho, de tous les présidents de clubs européens.
Concrètement, qu’est-ce que cela change?
- Pour les jeunes :Aujourd’hui, un jeune talent ivoirien de 16 ans à Bingerville doit payer un agent véreux 2 millions pour espérer un essai en Europe. Demain, avec Drogba, c’est Chelsea, Marseille, Galatasaray qui appellent directement la DTN ivoirienne : “Envoyez-nous vos 5 meilleurs, on les teste 1 mois à nos frais.” C’est ce que fait Eto’o au Cameroun avec son réseau.
- Pour les stades :Drogba peut lever 20-30 millions d’euros en une réunion à Londres pour financer des académies, parce que les sponsors ne financent pas la FIF, ils financent Drogba. Nike, Pepsi, Orange… ils ne disent pas non à Drogba.
Aucun autre dirigeant ivoirien n’a ça. C’est son arme atomique.
- LA CULTURE DE LA RIGUEUR QU’IL A APPRISE À CHELSEA ET QUE OUATTARA A MISE DANS L’ÉTAT
Drogba a passé 10 ans dans le club le plus rigoureux du monde à l’époque : Chelsea.
Là-bas, il a appris 3 choses qui manquent cruellement au football ivoirien :
a) Le contrat n’est pas une faveur, c’est une loi.
En Côte d’Ivoire, un club de Ligue 1 signe un joueur 500 000 FCFA par mois et ne le paie pas pendant 4 mois. Le joueur ne peut rien dire. Drogba ne peut pas accepter ça. Sa première réforme serait : “Si tu ne paies pas tes joueurs 2 mois, tu es rétrogradé. Point.” Il imposerait la licence club CAF pour de vrai, pas sur papier.
b) La formation n’est pas un centre, c’est une école.
Nous, on a des centres de formation où on apprend à dribbler. À Chelsea, on apprend à dribbler, à parler anglais, à gérer son argent, à ne pas frapper sa femme, à faire des interviews.
Drogba apporterait cette éducation globale. Il l’a déjà commencé avec sa Fondation : il ne veut pas former des footballeurs, il veut former des hommes qui jouent au football.
c) L’ancien joueur n’est pas un chômeur, c’est un actif.
Aujourd’hui, un ancien international ivoirien finit taxi ou consultant TV sans formation. Drogba créerait le statut d’ancien : formation d’entraîneur payée, reconversion obligatoire, comme en Angleterre.
C’est la même rigueur que Ouattara a mise dans l’État. C’est pour ça qu’ils s’entendent bien. Les deux détestent le “c’est bon comme ça”.
- LA RÉCONCILIATION DU FOOTBALL IVOIRIEN AVEC SON PEUPLE
Depuis 2015, le stade est vide pour les matchs de Ligue 1. Pourquoi?
Simplement parce que les Ivoiriens ne croient plus en leurs dirigeants locaux. Ils croient en Drogba.
Si Drogba devient président de la FIF, même sans rien faire, le premier effet est magique :
- Le père qui avait interdit à son fils de jouer au foot parce que “c’est un métier de voyous” va l’inscrire à l’académie.
- La mère qui ne regardait plus le championnat local va revenir parce que “Drogba a dit que c’est propre maintenant”.
- Les jeunes qui ne rêvaient que d’aller en Europe vont se dire “si Drogba est resté pour construire ici, c’est que c’est possible ici”.
Il est le seul à pouvoir ramener la confiance. Et sans confiance, même avec 10 milliards, on ne construit rien.
C’est ce qu’il a fait en 2007 quand il a demandé pardon pour la guerre civile à Bouaké. Un seul homme a fait ce que 50 politiciens n’ont pas pu faire : faire pleurer tout un pays ensemble. Cette légitimité morale, c’est un capital.
- CE QU’IL NE POURRAIT PAS APPORTER SEUL – ET C’EST IMPORTANT DE LE DIRE
Pour être honnête, il ne faut pas en faire un messie. Il ne peut pas apporter l’argent de l’État tout seul. Le football ivoirien a besoin de 10 milliards par an pour être propre. Drogba peut en lever 3-4 avec son réseau, le reste incombe à l’État et aux droits TV.
Il ne peut pas apporter la patience. Les Ivoiriens voudront des résultats en 6 mois. Or la formation prend 8 ans. S’il vient, il faudra lui laisser 2 mandats, 8 ans minimum. Sinon, il échouera comme tout le monde.
Il ne peut pas apporter l’unité s’il arrive en cassant tout. Sa grande erreur en 2020 a été d’arriver en disant “tout ce que vous avez fait est nul”. Les présidents de clubs se sont sentis insultés. S’il revient, il devra arriver en disant “ce que vous avez fait est bien, maintenant on va faire mieux ensemble, à la Drogba.”
En une phrase, on peut affirmer que le football ivoirien n’a pas besoin de Drogba le buteur pour marquer des buts. Il a besoin de Drogba le manager pour apprendre à la FIF à être aussi rigoureuse que Chelsea, aussi respectée que la Fondation Drogba, et aussi aimée que le numéro 11 qui a fait pleurer Bouaké en 2007.
Si la Côte d’Ivoire donne à Drogba les clés du football comme elle a donné à Ouattara les clés de l’État, dans 10 ans on ne parlera plus de “pourquoi nos jeunes partent”, on parlera de “pourquoi les jeunes ghanéens et maliens viennent se former chez nous”.
