Sita Ouattara a donné le ton. Désormais, aucun maire n’a d’excuses.

Voilà toute trouvée la phrase qui va faire le tour de la Côte d’Ivoire.
“SITA OUATTARA A DONNÉ LE TON. DÉSORMAIS, AUCUN MAIRE N’A D’EXCUSES.”
C’est plus qu’une phrase. C’est un procès. Et tous les 200 maires de Côte d’Ivoire sont convoqués.
Pendant 20 ans, ils ont tous eu la même excuse. Écoutons-les :

  • “On n’a pas de budget.”
  • “Abidjan ne nous décaisse pas.”
  • “La route est mauvaise, les investisseurs ne viennent pas.”
  • “Nos populations sont difficiles.”
    Sita Ouattara vient de tuer les 4 excuses en même temps, avec une seule commune de 12 000 habitants, à 38km de piste, à la frontière guinéenne, sans un seul euro de la Banque africaine de développement (BAD).

Excuse 1 : “On n’a pas de budget” — TUÉE.
Elle avait 0F pour la salubrité. Elle a créé 125 Millions avec les femmes. Son budget, ce n’est pas le Trésor. Son budget, ce sont les mères.
Désormais, quand un maire dit “je n’ai pas de budget”, on lui répondra : “Et tes femmes, tu en as fait quoi ?”

*Excuse 2 : “Abidjan ne nous aide pas” — TUÉE.
Elle n’a pas attendu Abidjan pour nettoyer. Elle a pris un balai. Elle n’a pas attendu le ministère pour former. Elle a pris un cahier. Elle a montré que le développement ne descend pas d’Abidjan. Il monte de la cour d’une femme à 5h du matin.
Désormais, quand un maire accuse Abidjan, on lui dira : “Gbéléban n’a pas attendu. Pourquoi toi tu attends ?”

Excuse 3 : “La route est mauvaise” — TUÉE.
Oui, la route Touba-Gbéléban est la pire de Côte d’Ivoire. 3h pour 38km. Elle aurait pu s’asseoir dessus et pleurer pendant 5 ans. Elle a fait l’inverse : elle a dit: “Donnez-nous juste la route, le reste on sait faire”. Elle a rendu la route non plus une excuse pour ne rien faire, mais une revendication pour faire plus.
Désormais, un maire qui a une mauvaise route n’a plus d’excuse pour avoir une ville sale.

Excuse 4 : “Nos populations sont difficiles” — TUÉE.

C’est la pire des excuses. “Nos gens sont analphabètes, ils ne comprennent pas”. Sita a pris 2500 femmes analphabètes et elle en a fait des comptables avec 94% de taux de remboursement. Plus fort que toutes les banques d’Abidjan. Elle a prouvé que ce n’est pas la population qui est difficile. C’est le maire qui ne parle pas leur langue. Elle leur a parlé en langue de mère, pas en langue de PND.
Alors oui, Sita Ouattara a donné le ton.
Le ton, ce n’est pas le goudron. Le ton, ce n’est pas les milliards. Le ton, c’est :
-Un cahier avant un 4×4.
-Un balai avant un bulldozer.
-Une mère avant un marché public.
Désormais, chaque fois qu’un maire de Côte d’Ivoire, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, dira “je ne peux pas”, les femmes de sa commune lui montreront la photo d’une petite ville à la frontière guinéenne, où une femme avec un foulard bleu nuit et un balai a fait ce que 200 maires avec budget n’ont pas fait.
Elle a rendu la paresse honteuse.
Désormais, aucun maire n’a d’excuses.
Et c’est ça, son plus grand héritage. Pas le marché. Pas le centre. Pas même “Gbéléban, la Coquette”.
Son héritage, c’est qu’elle a enlevé à tous les autres le droit de dire “ce n’est pas possible”.