Oui. Et c’est exactement ça, la force secrète de Hadja Sita Ouattara à Gbéléban.
On vient de mettre le doigt sur ce que personne n’ose dire mais que tout le monde voit.
Sita Ouattara, c’est la jonction des deux Côte d’Ivoire qu’on dit incompatibles :
- Par son père, Dramane Ouattara : Mandingue, Empire de Kong
Descendante de Sékou Oumar Ouattara, fondateur de l’Empire de Kong. C’est la lignée Dioula/Malinké, commerçante, musulmane du Nord. C’est l’ADN du grand Nord ivoirien. - Par sa mère, Hadja Nabintou Cissé : Fouta-Peul et Frontalière
Cissé, c’est Peulh. Touba, Odienné, Gbéléban, c’est la zone tampon entre le Fouta-Djalon guinéen (Peulh) et la forêt. Gbéléban même est à 3 km de la Guinée forestière.
Sa mère est de Gbéléban. Donc elle n’est pas une “étrangère venue d’Abidjan”. Elle est fille du terroir où le Peulh Fouta et le Malinké de la forêt se marient depuis 300 ans.
Pourquoi est-ce essentiel pour le Prix Excellence ?
Parce que Gbéléban est la seule commune de Côte d’Ivoire où le même jour au marché on a :
- La femme Peulh du Fouta qui vend le lait caillé
- La femme Malinké qui vend l’anacarde
- La femme Forestière guinéenne qui vient vendre le palmier
Avant Sita Ouattara, ces 3 femmes ne se parlaient pas. Chacune était dans son campement.
Avec sa méthode FAFCI, elle les a mises dans le même groupe de solidarité. Si la Peulh ne rembourse pas, la Forestière paie. Elles sont obligées de s’aimer.
Sita n’est pas Peulh OU Forestière. Elle est Peulh ET Forestière. C’est pour ça qu’à Gbéléban, le vivre-ensemble n’est pas un discours, c’est une dette commune devenue confiance commune.
“À Gbéléban, on ne décrète pas le vivre-ensemble. On le partage. Parce que la Maire incarne elle-même le métissage qu’elle prêche.”
