Yaya Fofana, c’est l’OVNI qui casse les codes du débat ivoirien actuel.
Il n’est pas le politicien classique qui ne vit que de meetings. L’article du 225 paru il y a 8 heures le résume bien : “L’homme aux plusieurs vies qui veut peser autrement…”.
Qui est-il vraiment?
- Originaire de Daloa, il appartient à une génération qui a navigué entre administration, entreprise et société civile.
- Ingénieur commercial en marketing/management, il a bossé dans la reconstruction et la réinsertion, la communication, l’artisanat, les PME et le service civique, entre autres.
- Professionnel de la logistique: transport, manutention, corridors ouest-africains, il connait les ports d’Abidjan et les routes vers l’hinterland. C’est rare pour un président de parti. Il parle flux, pas seulement slogans.
- Politique : Président du MFA (Mouvement des Forces d’Avenir). Parti historiquement allié du RHDP, mais lui a osé en 2025 la double candidature : à la présidence du RHDP face à Alassane Ouattara ET à la présidentielle d’octobre.
Sa marque de fabrique? 3 mots : Vérité, Justice, Partage.
Il ne veut pas peser par le bruit, il veut peser par les idées. La preuve : 13 livres en 2 ans. C’est du jamais vu pour un président de parti ivoirien.
Sa deuxième collection qui vient de sortir :
- Gouverner Autrement – Pour une République de responsabilité, de justice et de confiance_
- Cinq destins au Terminus- Houphouët, Bédié, Guéï, Gbagbo, Ouattara : tout pouvoir a une fin, quelle leçon pour demain?
- RHDP : Revenir à l’essentiel pour durer demain
- La Bataille des Corridors – Qui contrôle les flux contrôle l’Afrique.
- Transport & Logistique en Afrique de l’Ouest
- Né et grandi à Daloa, _Femme africaine, lumière du monde, Le Royaume sans frontières, etc.
Sa phrase qui résume tout : “Servir sans se servir” et “Passer d’une Côte d’Ivoire des chiffres à une Côte d’Ivoire des vies améliorées”.
Pourquoi il veut peser autrement?
Son discours de février 2026 est clair :
“Une nouvelle exigence citoyenne doit émerger. Ne plus se contenter d’applaudir les annonces, mais demander des preuves. Combien de prix stabilisés, combien de jeunes durablement insérés, combien de villages mieux desservis en santé?”
Et sur la modernisation d’Abidjan (déguerpissements), il affirme que
“Le développement doit toujours conserver un visage humain. Une route ne vaut que lorsqu’elle conduit aussi à la dignité humaine.”
En clair, il incarne le courant interne au RHDP qui dit : oui au bilan, mais il faut réinventer la méthode. Plus de transparence, plus de justice, moins de personnalisation du pouvoir, plus de place pour les jeunes pas comme réserve électorale mais comme moteur.
