“Allons à Gbéléban”, plus qu’un week-end d’activités, un slogan touristique

Du 21 au 23 août, Gbéléban a été le théâtre de plusieurs activités avec pour but de faire découvrir ce joyau citadin que Sita Ouattara et son équipe municipale ont créé.
Toutefois, ce qui passe pour une simple invitation se révèle être un puissant slogan touristique.
“Allons à Gbéléban” ne doit plus être l’affiche d’un événement de 3 jours. Ça doit devenir le “I ❤️ NY” de la Côte d’Ivoire. Le slogan qui fait rouler, parce que Gbéléban a tout ce qu’Abidjan n’a plus : l’air pur, le silence, la frontière, l’histoire, et maintenant, le coquet.


Voici comment on transforme un week-end en marque touristique nationale.

1-POURQUOI “ALLONS À GBÉLÉBAN” MARCHE MIEUX QUE “VISITEZ GBÉLÉBAN”
“Visitez” c’est pour les touristes. C’est froid. C’est le Ministère du Tourisme qui parle tandis que “Allons à Gbéléban” c’est pour la famille. C’est chaud. C’est Sita Ouattara qui parle. C’est inclusif. Quand tu dis “Allons”, tu dis “viens avec moi, je t’emmène chez moi”. Ce n’est plus du tourisme, c’est de l’hospitalité.
C’est la même méthode que Ouattara : il n’a jamais dit “Venez investir en Côte d’Ivoire”. Il dit “Venez, on va construire ensemble.” Le “Allons” est divin, il est rassembleur.
2-LES 3 PILIERS POUR FAIRE DE “ALLONS À GBÉLÉBAN” UNE MARQUE QUI DURE 10 ANS

-PILIER 1 : IL FAUT 3 RAISONS DE VENIR, PAS UNE SEULE FÊTE
Un slogan touristique ne vit pas avec une seule fête. Il vit avec 3 saisons.
On crée *”Allons à Gbéléban – 3 Saisons, 3 Raisons”

Saison 1 : Allons à Gbéléban respirer. (Décembre – Février)
Cible : Les Abidjanais fatigués, la diaspora qui rentre.
Produit : L’air pur du Kabadougou, les randonnées jusqu’à la frontière guinéenne, les nuits fraîches, le tourisme vert.
Slogan décliné : “Allons à Gbéléban prendre de l’air. Abidjan vous étouffe? Gbéléban vous respire.”

*Saison 2 : Allons à Gbéléban entreprendre. (Mars – Juin)
Cible : Les femmes entrepreneures, les jeunes.
Produit : Le Bootcamp du FAFCI, la foire des 1000 femmes, l’école du coquet. On ne vient pas juste voir, on vient apprendre comment Sita a transformé la dernière commune en commune coquette.
Slogan décliné : “Allons à Gbéléban apprendre à faire avec peu, mais bien.”

*Saison 3 : Allons à Gbéléban fêter. (Août – Fête de l’Indépendance)
Cible : Tout le pays.
Produit : Le grand festival culturel frontalier. Le 7 Août à la frontière. C’est là que le week-end d’activités actuel prend tout son sens.
Slogan décliné : “Allons à Gbéléban fêter la Côte d’Ivoire là où elle commence.”
Avec ça, ce n’est plus un week-end, c’est tout un calendrier touristique.

-PILIER 2 : IL FAUT UN OBJET QUI VOYAGE À LA PLACE DE LA VILLE

New York a son T-shirt. Dubaï a sa tasse. Gbéléban doit avoir son objet coquet.
Idée : Le Foulard Coquet de Gbéléban.
Un foulard en coton tissé par les femmes de Gbéléban, avec les 3 couleurs : le vert du Kabadougou, le blanc de la pureté, le petit liseré orange coquet. Pas cher, 5000 FCFA. Mais quand une femme le porte à Abidjan au marché de Cocody, on lui demande “Tu l’as eu où?” Elle répond “Allons à Gbéléban”.
Le tourisme ne commence pas quand on arrive, il commence quand on vois l’objet chez quelqu’un d’autre et qu’on a envie d’aller à la source.

-PILIER 3 : IL FAUT UNE PHOTO “INSTAGRAMMABLE”
Aujourd’hui, un lieu n’existe pas s’il n’a pas son spot photo.
À Gbéléban, on en crée un : Le Banc “Allons à Gbéléban”*
On pose à l’entrée de la ville, face à la route qui vient d’Odienné, un grand banc en béton peint en blanc, avec en lettres orange “ALLONS À GBÉLÉBAN – La Coquette – 0 km”. Tout le monde qui arrive s’y assoit et se prend en photo. C’est la preuve qu’il y est allé.
En 6 mois, on aura 10 000 photos avec ce hashtag sur Facebook et TikTok. Sans payer 1 FCFA de publicité.

En conclusion , “Avant, on disait “Allons à Assinie” pour la mer, “allons à Man” pour les montagnes.” Désormais, on dira “Allons à Gbéléban” pour la fierté; la fierté de voir ce que devient la Côte d’Ivoire quand une femme décide que même au bout de la carte, on doit être coquet.
Alors, “Allons à Gbéléban” n’est plus une invitation pour un week-end, c’est une promesse : on vient une fois comme visiteur, on repart comme ambassadeur.”