Abidjan : la MJCECOCI marche pour la protection du Banco

Plus de 70 journalistes, communicants, partenaires et sympathisants de la Mutuelle des journalistes et communicants pour l’éco-citoyenneté en Côte d’Ivoire (MJCECOCI) ont investi, samedi 29 août 2026, le Parc national du Banco, à Abidjan. Au menu : une randonnée de 15 kilomètres alliant sport, découverte, cohésion sociale et sensibilisation environnementale.

Le Parc national du Banco a vibré, samedi, au rythme d’une mobilisation citoyenne en faveur de la protection de l’environnement. À l’initiative de la MJCECOCI, plus de 70 participants ont pris part à une randonnée pédestre de 15 kilomètres au cœur de cette forêt emblématique d’Abidjan.

Cette activité, organisée dans le cadre de la redynamisation du Bureau exécutif national de la mutuelle, visait à renforcer les liens entre les professionnels des médias tout en les sensibilisant davantage à l’importance de la préservation des espaces naturels.

Avant le départ, les participants ont bénéficié d’une visite guidée consacrée à l’histoire, aux richesses et aux enjeux environnementaux du Banco. Une séance de fitness et d’échauffement a ensuite précédé la randonnée, transformant les sentiers forestiers en véritable parcours pédagogique.

Au fil des kilomètres, les participants ont été sensibilisés aux bons comportements à adopter pour préserver les forêts et la biodiversité : lutte contre les déchets, respect de la végétation et protection des ressources naturelles.

Regtoumda Abdou Racisse : « Si on ne connaît pas l’importance d’une forêt, il est difficile d’en prendre soin »
Pour le président et fondateur de la MJCECOCI, Regtoumda Abdou Racisse, le choix du Banco répond à une volonté claire : mieux faire connaître le rôle stratégique de cette forêt dans l’environnement abidjanais.« Cette randonnée pédestre a été initiée dans le cadre de pouvoir redynamiser les activités du Bureau exécutif national et permettre également à tous nos citoyens de comprendre et maîtriser l’importance de la forêt du Banco », a-t-il expliqué.

Il a insisté sur la nécessité de préserver les forêts, les parcs et les réserves du pays, tout en dénonçant les menaces liées notamment à la pollution et à l’orpaillage clandestin.« Un pays ne peut se développer qu’en prenant soin de son environnement. Et l’orpaillage illégal est une activité qui mine nos eaux, nos forêts, notre biodiversité », a-t-il martelé.

Pour lui, l’éco-citoyenneté doit devenir une responsabilité collective. « Prendre soin de nos forêts, c’est préserver notre patrimoine et laisser un avenir meilleur à nos enfants », a-t-il ajouté.

Les journalistes appelés à devenir des ambassadeurs de l’environnement
Présent à cette activité, le Lieutenant-colonel Seka Seka GeGermaindu ministère des Eaux et Forêts, a salué l’initiative de la MJCECOCI. Il a notamment appelé à renforcer les actions en faveur du reboisement, de la lutte contre le changement climatique et contre les feux de brousse.« Les journalistes sont des personnes qui peuvent rendre compte de votre travail. Le meilleur rendu de la protection de la nature et de la lutte contre le changement climatique, ce sont les journalistes », a-t-il souligné.

Il a également invité les Ivoiriens, toutes catégories sociales confondues, à s’impliquer davantage dans la sauvegarde du patrimoine forestier national.

Une première expérience réussie
Pour Bha Ignace Konan, secrétaire de la MJCECOCI, cette immersion a permis de redécouvrir un patrimoine naturel souvent méconnu des Abidjanais.« On sort d’Abidjan pour visiter d’autres lieux, alors qu’à Abidjan, il y a aussi des endroits à découvrir », a-t-il relevé, se disant impressionné par la richesse et la densité de la forêt du Banco.

La journée s’est achevée dans une ambiance conviviale avec des jeux collectifs, des quiz sur l’environnement et plusieurs challenges.

À travers cette initiative, la MJCECOCI entend ainsi faire de la communication environnementale un véritable levier de sensibilisation citoyenne. Une manière de rappeler que la protection de l’environnement commence aussi par des gestes simples et par une meilleure connaissance du patrimoine naturel ivoirien.

La MJC-ECOCI donne rendez-vous à ses membres, sympathisants et partenaires à une prochaine activité dont les contours seront donnés via ses différents canaux d’information.

Kouadio Yao