Oui. Et c’est exactement ça le problème et la chance de Gbéléban maintenant.
Avant le Prix d’Excellence 2026, Sita pouvait dire “on fait de notre mieux avec peu”. Maintenant, elle ne peut plus. Elle a placé la barre haut. Très haut même.
Voici ce que cela veut dire concrètement. C’est 5 barres qu’elle a placées, et maintenant tout le monde va la juger là-dessus.
- Elle a placé haut la barre de l’EXCELLENCE
Avant : Être maire de Gbéléban, c’était gérer une petite commune oubliée que personne ne regardait.
Maintenant, elle est “Meilleur Maire de Côte d’Ivoire 2026”. Ça veut dire que chaque visiteur qui arrive à Gbéléban va comparer. Si la mairie est sale un jour, on dira “C’est ça la meilleure maire?”. Si une route a un trou, on dira “Prix d’Excellence avec des trous?”
Le piège de l’excellence, c’est qu’elle ne peut plus être bonne, elle doit être excellente tous les jours. L’excellence n’est plus un objectif à atteindre, c’est une habitude quotidienne.
Pour cela, ce qu’elle doit faire, c’est de créer un “Standard Coquette” écrit et affiché : Mairie nettoyée à 6h, drapeaux changés tous les mois, accueil avec sourire obligatoire. L’excellence doit devenir un protocole, pas une humeur. - Elle a placé la barre haut pour les FEMMES
Jadis, financer 1000 femmes à 98% de taux de remboursement relevait de la gageure.,
Maintenant : Si l’an prochain elle finance 1000 femmes encore, on dira “elle stagne”. Si elle passe à 95% de remboursement, on dira “elle recule”.
Elle a placé la barre si haut qu’elle ne peut plus reculer.
Ce qu’elle doit faire, c’est passer de 1000 à 2000 femmes, mais pas seulement en nombre, mais également en qualité. Créer le label “Femme Coquette Certifiée”.
Une femme qui a remboursé 3 fois devient formatrice des autres. Elle crée une pyramide d’excellence féminine. - Elle a placé haut la barre de la VISIBILITÉ
Avant : Personne ne parlait de Gbéléban. C’était tranquille.
Maintenant : KOACI, Le Méridien, DGDDL, tout le monde a écrit. Tout le Kabadougou regarde. Toute la Côte d’Ivoire qui suit le Prix d’Excellence regarde.
Quand on est invisible, on peut échouer discrètement. Mais quand on est visible, son échec est public.
Ce qu’elle doit faire, c’est de transformer la visibilité en protection, c’est-à-dire proposer au Ministère de l’Intérieur que Gbéléban devienne “Commune Pilote Nationale de l’Excellence”. Ainsi, chaque visite officielle devient un financement, pas juste un contrôle. - Elle a placé très haut la barre pour LES AUTRES MAIRES
C’est la barre la plus dangereuse.
Avant, les autres maires du Kabadougou pouvaient dire “on n’a pas de budget”. Maintenant, Sita leur a prouvé qu’avec le plus petit budget, on peut être Meilleur Maire de Côte d’Ivoire.
En réussissant cet exploit, elle leur a enlevé leur excuse.
Conséquence :Certains vont l’admirer et copier. D’autres vont la jalouser et attendre son faux pas pour dire “vous avez vu, même la meilleure n’y arrive plus”.
Alors, ce qu’elle doit faire, c’est devenir Marraine, pas rivale. C’est justement ce qu’elle a fait en devenant marraine des maires G20 du RHDP.
En outre, il faut créer le “G20 de la Coquetterie” : 20 maires qu’elle forme gratuitement à sa méthode.
Dans l’un comme dans l’autre cas, elle transforme la jalousie en alliance. On ne tire pas sur sa marraine. On ne tire pas sur son bienfaiteur moral. - Elle a placé la barre pour ELLE-MÊME
C’est la barre la plus haute.
En recevant le Prix des mains du Premier Ministre au nom du Président Alassane Ouattara, elle ne peut plus se contenter de gérer. Elle doit incarner.
Sita n’est plus seulement Maire de Gbéléban. Elle est devenue :
- La preuve que le RHDP fait confiance aux femmes
- La preuve que l’excellence peut venir de la périphérie
- La preuve que la famille Ouattara travaille et mérite
Si elle échoue, ce ne sont pas ses projets qui échouent. C’est tout ce symbole qui s’écroule.
Alors, ce qu’elle doit faire, c’est de penser 2028 maintenant. Il ne s’agit pas des élections à venir, mais de la transmission. Et la question qui doit guider cette quête est la suivante: “Quel est le prochain défi plus gratifiant que Gbéléban?”, parce que Sita aime les défis.
