En Côte d’Ivoire, on fait la politique avec des discours. Sita Ouattara la fait avec un balai. C’est toute la différence.
Pendant que les autres font la politique dans les salons climatisés d’Abidjan, elle la fait sous le manguier de Gbéléban. Pendant que les autres promettent des ponts, elle répare des nattes. Pendant que les autres parlent du peuple, elle s’assoit avec le peuple.
Faire la politique autrement, ce n’est pas un slogan. C’est une rupture.
*1. LA POLITIQUE DU VENTRE, PAS LA POLITIQUE DU VENT.
La politique classique ivoirienne est la politique du vent : beaucoup de bruit, beaucoup de paroles, beaucoup de promesses qui s’envolent.
Sita a inventé la politique du ventre. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Le ventre, c’est ce qui fait mal le matin quand on n’a pas mangé. C’est ce qui fait peur quand on ne peut pas payer l’école de son enfant. C’est concret.
Elle ne fait pas de meeting de 3 heures. Elle demande : “Maman, aujourd’hui tu as vendu ? Tu as remboursé ? Ton enfant est à l’école ?”
C’est moins spectaculaire qu’un meeting avec sono. Mais c’est plus utile qu’un discours de 2 heures sur le développement.
- ELLE N’A PAS DE MILITANTS. ELLE A DES FILLES, DES FILS, DES SOEURS ET DES MÈRES.
Un politicien normal a des militants qu’il mobilise quand il a besoin d’eux.
Sita a des filles qu’elle n’abandonne jamais.
Quand une femme de Gbéléban reçoit son prêt FAFCI, elle ne devient pas une électrice. Elle devient une fille. Et une mère n’abandonne pas sa fille après les élections.
C’est pour ça que le RHDP gagne à 97% à Gbéléban. Pas par la peur. Par la fidélité. On ne trahit pas sa mère.
C’est ça, faire la politique autrement : remplacer le militantisme par la maternité. - LE BUDGET LE PLUS IMPORTANT EST INVISIBLE.
Demandez le budget de la mairie de Gbéléban. On vous donnera un chiffre.
Mais le vrai budget de Sita Ouattara, il n’est pas dans les livres comptables. Il est dans les cahiers de ses femmes.
Chaque cahier où elle note “Aminata 50 000 – remboursé – 75 000 – réinvesti” est un ministère de l’Economie à lui seul.
Elle a compris ce que le FMI ne comprendra jamais : dans un village, la confiance est une monnaie plus forte que le Franc CFA. Et elle est la banquière de la confiance. - LA PROPRETÉ COMME ACTE POLITIQUE.
“Gbéléban, la Coquette”, les intellectuels d’Abidjan en ont ri. “C’est quoi ce slogan de coiffeuse ?”, s’exclamèrent-ils. Ils n’ont rien compris.
Dans un pays où la politique a souvent sali les mains, elle a fait de la propreté un acte politique. Dire à une femme : “Ta cour doit être coquette” ce n’est pas parler de balai. C’est parler de dignité.
Une femme qui se sent coquette, qui se sent propre, qui se sent belle, ne vote plus par résignation. Elle vote par fierté.
Sita ne fait pas la politique autrement parce qu’elle est femme. Elle fait la politique autrement parce qu’elle a compris que la vraie politique, c’est rendre les gens fiers d’eux-mêmes.
En conclusion, on nous a dit que pour faire la politique, il fallait être dur mais Sita Ouattara a prouvé qu’il fallait être douce.
On nous a dit qu’il fallait parler fort mais Sita Ouattara a prouvé qu’il fallait écouter fort.
On nous a dit qu’il fallait promettre grand mais Sita Ouattara a prouvé qu’il fallait faire petit, mais faire vrai.
Sita Ouattara ne fait pas la politique autrement pour être originale. Elle fait la politique autrement parce que l’ancienne politique a oublié les gens.
Style révolutionnaire mais maternel, elle a compris et applique une vérité fondamentale: “Moins de discours, plus de nattes. Moins de promesses et plus de cahiers”. Et à Gbéléban, les gens s’en souviennent.
