SITA OUATTARA OU LE DON DE SOI

Il y a des maires qui occupent un fauteuil, et d’autres qui s’offrent à leurs populations. À n’en point douter, Sita Ouattara appartient à la deuxième catégorie.
Son histoire à Gbéléban n’est pas une histoire de pouvoir ou de sœur cadette du président Alassane Ouattara, c’est une histoire de don de soi.

  1. LE DON DE SON TEMPS
    Elle aurait pu rester à Abidjan, gérer ses affaires et vivre tranquillement.
    Mais, au lieu de cela, elle a choisi les pistes de Gbéléban. Les réunions sous les manguiers. Les nuits à écouter les femmes et les jeunes.
    Le don de soi, c’est d’abord ça : donner de son temps même quand on n’y est pas obligé.
  2. LE DON DE SON CONFORT
    Gbéléban était enclavée. Sans bitume. Sans collège. Sans hôtel. Beaucoup auraient dit : “C’est trop difficile”.
    Mais Sita Ouattara a dit : “On va le faire et on peut y arriver”.
    À l’aide de sa dynamique équipe municipale, elle a sacrifié son propre confort pour donner du confort aux autres :
  • Son confort pour 7 km de bitume
  • Son confort pour un collège moderne
  • Son confort pour la réhabilitation de l’hôpital général
  • Son confort pour l’extension du réseau électrique
  • Son confort pour 20 logements sociaux
  • Son confort pour un réceptif hôtelier de haut standing
  • Son confort pour 100 millions FAFCI aux femmes
    Le don de soi, c’est accepter d’être fatiguée pour que sa commune se repose enfin.
  1. LE DON DE SA GLOIRE ET DE SON HUMILITÉ
    Le jour où la Côte d’Ivoire entière l’a célébrée en lui décernant le Prix National d’Excellence 2026 en tant que meilleur maire, elle n’a pas dit: “J’ai gagné”.
    Elle a plutôt dit : “Ce prix appartient à Gbéléban. Aux femmes battantes. À la jeunesse. Aux chefs.”
    C’est le plus grand don, celui de donner sa propre gloire au peuple.
    Contrairement à beaucoup de politiciens qui prennent la gloire du peuple pour eux-mêmes, Sita Ouattara prend sa gloire et la redonne au peuple.
  2. LE DON DE SA PROXIMITÉ
    Le don de soi, ce n’est pas un chèque de loin. C’est une présence de près.
  • Sita Ouattara est maire, mais elle est surnommée « Hadja Sita, notre maman ».
  • Elle est Prix National, mais elle est réélue avec 100% des suffrages, comme une fille du village
  • Elle est à Abidjan, mais son cœur est resté à Gbéléban
    En définitive, la définition que Sita Ouattara donne du don de soi est la suivante: “Ne pas se prévaloir d’un nom mais de se prévaloir de son travail pour les autres.”
    C’est exactement cela, le véritable don de soi :”Oublier son nom pour que le nom de sa commune brille”
    Aujourd’hui, on ne dit plus “Gbéléban, commune enclavée. On dit, au contraire, “Gbéléban la coquette, commune de Sita, commune Prix National”.
    Elle a donné son cœur à Gbéléban, et la nation entière le lui a rendu au centuple.

Oussou Kouamé Rémi
Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-Bouaké
Expert en développement professionnel
Expert analyste sociopolitique et économique