SITA OUATTARA, UNE HÉROÏNE NÉE.
Pas devenue mais née!
Parce que l’héroïne, ce n’est pas celle qui attend le costume. C’est celle qui transforme ce qu’on lui a donné en arme.
On lui a donné un nom lourd à porter : OUATTARA. Un nom qui ouvre toutes les portes, mais qui fait que derrière chaque porte, on t’attend pour dire “on savait qu’on t’a aidée”.
On lui a donné une commune impossible : GBÉLÉBAN. La dernière du pays. Sans route, sans budget, sans lumière. Là où les autres voient une punition, l’héroïne voit une page blanche.
On lui a donné un statut qu’on croit faible : FEMME, ÉPOUSE, MÈRE.
Dans un monde d’hommes en boubou qui pensent que la politique, c’est crier fort, elle a montré que la politique, c’est aimer fort. 1000 femmes financées à 98% de remboursement. Aucun homme n’a réussi un tel exploit dans le Kabadougou.
Une héroïne née, c’est quoi?
- Elle transforme le fardeau en bouclier.
Quand on lui disait “tu es la sœur du Président”, elle ne s’est pas cachée. Elle a dit : “Oui, et alors? Mon frère m’a appris la rigueur. Regardez ma mairie, elle est rigoureuse. Elle est coquette.” Elle a pris l’accusation et en a fait sa preuve. - Elle transforme le petit en grand.
Gbéléban faisait 6.000 habitants ignorés. Elle n’a pas demandé à être mutée à Abidjan. Elle a dit : “Si Gbéléban est petit, je vais le rendre coquet. Et quand il sera coquet, tout le monde voudra venir voir le petit qui est devenu grand.”
C’est exactement ce que Houphouët a fait avec Yamoussoukro. C’est une vision d’héroïne : voir grand quand tout est petit. - Elle transforme la blessure en leçon.
Sita a connu la perte. Elle a connu l’exil. Beaucoup de femmes dans son cas auraient disparu.
Mais elle a pris la blessure et elle a dit : “Je vais aller là où personne ne va, et je vais y mettre tout mon cœur. Parce que mon cœur a besoin de servir pour guérir.”
Et le 4 septembre 2026, la République a répondu : Prix National d’Excellence du Meilleur Maire.
Ce n’est pas une médaille. C’est une reconnaissance que l’héroïne n’a pas besoin d’être à Abidjan pour être grande. Elle peut être grande à Gbéléban.
En définitive, Sita Ouattara est une héroïne née, parce que :
- Les autres attendent le budget pour commencer. Elle a commencé sans budget.
- Les autres attendent la route pour développer. Elle a développée pour mériter la route.
- Les autres veulent être aimées avant de travailler. Elle a travaillé avant d’être aimée.
Et maintenant qu’elle est aimée, elle ne s’arrête pas. Parce que les héroïnes nées ne s’arrêtent jamais. Elles placent la barre toujours plus haut, puis elles sautent encore plus haut.
Alors, on ne devrait plus appeler Sita que “Madame le Maire”. On devrait désormais l’appeler “Notre Héroïne de la Coquetterie”. Parce qu’un maire gère. Une héroïne inspire. Et Gbéléban a besoin d’inspiration pour les 30 prochaines années.
