Éducation – Côte d’Ivoire : Le gouvernement siffle la fin de la récréation sur le marché des manuels scolaires

Abidjan, le 3 septembre 2026 – À quelques jours de la rentrée des classes, le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Technique (MENAET) tape du poing sur la table. Pour mettre fin à l’anarchie des listes de fournitures qui asphyxie le portefeuille des parents d’élèves, le gouvernement vient de publier la liste nationale officielle et consolidée des manuels scolaires retenus pour l’année 2026-2027.

Une décision forte qui s’accompagne d’une interdiction stricte : aucun établissement, qu’il soit public ou privé, ne pourra plus imposer de livres hors-liste.

Le constat : Le calvaire financier des parents d’élèves

Chaque rentrée scolaire rimait jusqu’ici avec casse-tête pour les familles ivoiriennes. D’un établissement à un autre, voire d’une classe à une autre au sein d’une même école, les manuels exigés changeaient au gré des préférences des conseils d’enseignement ou des pratiques locales.

Cette pluralité et cette instabilité des listes engendraient des coûts exorbitants pour les parents, obligés d’acheter de nouveaux ouvrages à chaque changement de niveau de leurs enfants, rendant impossible la transmission des livres au sein d’une même fratrie.

La réponse de l’État : Reprendre le contrôle des contenus

Face à ces dérives, la démarche du gouvernement répond à des objectifs précis :

Harmoniser les enseignements : Garantir que tous les élèves de Côte d’Ivoire, quel que soit leur établissement ou leur région, étudient avec des supports pédagogiques équivalents.

Soulager le budget des ménages : Mettre un terme aux charges financières superflues imposées par des changements intempestifs de manuels.

Optimiser l’aide publique : Faciliter le déploiement de la Bourse Nationale des Manuels Scolaires, un dispositif d’aide qui nécessite une standardisation des ouvrages pour être pleinement efficace.

Tolérance zéro pour les réfractions

Le message du ministère est limpide : la liste officielle est désormais la seule et unique référence réglementaire. Les chefs d’établissement, les unités pédagogiques et les structures locales ont l’interdiction formelle d’exiger des manuels ou des cahiers d’exercices non validés par l’État.

Pour les familles, cette mesure marque une avancée majeure vers plus d’équité dans l’accès à l’éducation, transformant la liste des livres scolaires en un outil de protection du pouvoir d’achat.

Soro Fougnigue Zakaria