SITA OUATTARA A DIT, SITA OUATTARA A FAIT.

En Côte d’Ivoire, il y a ceux qui parlent. Et il y a ceux qui font. Et puis, il y a Sita Ouattara. Elle, elle fait avant même de parler.
À Gbéléban, on ne juge plus sur les promesses. On juge sur le bitume. Sur le ciment. Sur les visages des enseignants et des femmes.


Elle a dit : “Gbéléban ne sera plus enclavée.” On en a ri. On a dit : “Gbéléban, c’est le bout du monde.”
Elle l’a fait en y mettant 7 kilomètres de bitume. Le premier bitume de l’histoire de Gbéléban. Aujourd’hui, on ne s’enlise plus. On roule. Une Maire qui met la route avant les discours, c’est une bâtisseuse. Elle a dit : “Mes femmes auront de l’argent pour travailler.” On a dit : “Ce sont des promesses de campagne.” Elle l’a fait en négociant 100 millions du FAFCI. Pas 10 mais 100 millions, à 1000 femmes. De sa poche d’influence, de son réseau, de son combat. Pas de crédit à rembourser en pleurant. Un fonds qui tourne, qui vit. 98% de remboursement. Parce que quand une femme de Gbéléban dit qu’elle rembourse, elle rembourse. Aujourd’hui, ces femmes ne tendent plus la main. Au contraire, elles embauchent. Elle a dit : “Mes enfants iront dans une école digne.” On a dit : “Il y a déjà des écoles.” Elle l’a fait. Un collège moderne. Pas une école paillote réparée mais Un collège avec des tables-bancs neufs, des labos, un avenir. Parce qu’elle a compris qu’un enfant qui apprend sur un beau banc rêve plus haut qu’un enfant qui apprend par terre. Elle a dit : “Gbéléban sera coquette.” On a dit : “Coquette? Avec la poussière?” Elle l’a fait. Gbéléban, la coquette. Un hôtel de ville qui n’a rien à envier à celui d’une grande ville. Des rues tracées. Des caniveaux. De la lumière, des promenades et un jardin public. La fierté est revenue. Les fils de Gbéléban qui avaient honte de dire “je viens de Gbéléban” disent maintenant “je viens de Gbéléban, la coquette”. Le nom a changé parce que l’âme a changé. Elle a dit : “On fera la politique autrement. Avec le cœur.” On a attendu les injures, les divisions, les clans. Elle l’a fait. L’altruisme politique. Elle n’a pas fait une politique pour écraser. Elle a fait une politique pour relever. Elle n’a pas demandé : “Tu es de quel parti?” Elle a demandé : “Tu as besoin de quoi pour nourrir tes enfants?” C’est ça, la différence. Tandis que les autres disent : “Votez pour moi, je ferai.”, Sita Ouattara dit : “Regardez ce que j’ai fait, jugez-moi.”
À Gbéléban, la preuve n’est plus dans le discours, elle est dans la route qu’on emprunte, dans l’école où notre fille étudie, dans le petit commerce de la petite commerçante et dans l’hôtel de ville où les gens sont reçus avec respect.
Sita Ouattara a dit. Sita Ouattara l’a fait.
Et Gbéléban ne sera plus jamais comme avant. C’est désormais “Gbéléban, la coquette”. Gbéléban est la preuve que quand une femme décide, un village devient une ville.