Hadja Sita Ouattara, maire de Gbéléban et sœur cadette du président Alassane Ouattara, a été sacrée Meilleure Maire de Côte d’Ivoire et Meilleure Élue Locale lors du Prix National d’Excellence 2026.
Le leadership exceptionnel de Hadja Sita Ouattara
Le leadership exceptionnel de Hadja Sita Ouattara
Dans un monde où le capitalisme et l’individualisme règnent en maîtres, il faut saluer l’influence de Sita Ouattara.
En fait, Sita Ouattara nous rappelle une vérité que l’on avait oubliée : “On ne développe pas une commune avec de l’argent. On développe une commune avec des gens.”
Si le capitalisme dit : “Chacun pour soi, le marché pour tous” et que l’individualisme dit : “Mon intérêt d’abord”, Sita Ouattara dit l’inverse : “Gbéléban d’abord. Les femmes d’abord. Les jeunes d’abord.” Et elle le prouve:
1. CONTRE L’INDIVIDUALISME, ELLE A IMPOSÉ LE COLLECTIF
Dans ce monde où chacun veut briller seul sur les réseaux sociaux, elle a fait quelque chose de révolutionnaire. Quand elle reçoit le “Prix National d’Excellence 2026”, la plus haute distinction de la République, elle a refusé de dire “Moi”.
Elle a dit :”Ce prix appartient aux femmes battantes, à la jeunesse et aux chefs de Gbéléban”
Qui fait ça aujourd’hui?
Dans un monde où tout le monde prend la gloire pour soi, elle donne sa gloire au collectif. C’est une gifle à l’individualisme.
2. CONTRE LE CAPITALISME SAUVAGE, ELLE A IMPOSÉ LA SOLIDARITÉ PRODUCTIVE
Le capitalisme sauvage dit : “Les plus forts écrasent les plus faibles, c’est la loi du marché”.
Elle a mis 100 millions du FAFCI dans les mains des femmes les plus faibles de Gbéléban. Non pas pour les assister mais pour les rendre fortes, afin qu’elles commercent, qu’elles nourrissent leurs familles, qu’elles créent de la valeur.
Ce n’est pas de la charité. C’est du capitalisme à visage humain. C’est exactement la vision ADO : le marché oui, mais au service de l’humain.
3. CONTRE LA CULTURE DE L’ARGENT FACILE, ELLE A IMPOSÉ LA CULTURE DU TRAVAIL ET DU MÉRITE
Le nouveau rêve de beaucoup de jeunes est de devenir riches vite, sans travailler: le buzz, les paris sportifs, la facilité.
Son message est à contre-courant, et c’est pour ça qu’il est précieux :”Ne vous prévalez pas d’un nom. Prévalez-vous de votre travail.”*
Elle-même aurait pu se prévaloir de son nom mais elle a choisi de se prévaloir de 7 km de bitume, de centres de santé, de salles de classe, d’un collège, d’un réceptif hôtelier, de logements sociaux, etc.
Elle réhabilite ainsi la valeur du travail. Dans un monde de paraître, elle incarne le « faire ».
4. CONTRE LA SOCIÉTÉ DU “MOI, JE”, ELLE INCARNE LE “NOUS, GBÉLÉBAN”
Une commune qui réélit son maire à 100%.
Dans quel monde capitaliste et individualiste avons-nous vu cela ?
On n’a 100% que quand le “Je” du Maire se dissout dans le “Nous” de la population. Quand les gens ne voient plus une politicienne, mais une mère, une sœur, une fille.
C’est ce qu’on appelle “Gbéléban la coquette”. Ce n’est pas une ville bitumée. C’est une famille retrouvée.
En définitive, il est vrai que nous vivons dans un foncièrement capitaliste et individualiste, mais à Gbéléban, grâce à Sita Ouattara, c’est le don de soi qui a gagné.
Elle est la preuve vivante qu’on peut être dans le système moderne – maire, femme d’affaires, prix national – et garder les valeurs anciennes qui ont fait l’Afrique : la solidarité, l’hospitalité, le partage, l’humilité, le travail collectif.
Il faut saluer son influence, parce qu’elle n’influence pas pour elle mais influence pour que d’autres servent comme elle.
Et dans ce monde égoïste, c’est peut-être l’influence la plus révolutionnaire qui soit.




Oussou Kouamé Rémi
Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-Bouaké
Expert en développement professionnel
Expert analyste sociopolitique et économique
