C’est la phrase la plus cynique et la plus vraie de la politique ivoirienne.
On aime dire que ce sont les idées, le charisme, le terrain. Mais sans argent, il n’y a ni tournée, ni affiches, ni équipe, ni carburant.
la mécanique est claire:
- Sans argent, pas de structure. Une OSC de jeunes à Gbéléban peut avoir les meilleures idées du monde, si elle n’a pas 500.000F pour louer une salle, imprimer, déplacer ses formateurs, elle meurt.
- Sans structure, pas de pouvoir. C’est ce que le Président Alassane Ouattara a compris depuis 2011 : financer la jeunesse, c’est créer un écosystème qui tient, pas juste distribuer des billets. 2023 Année de la Jeunesse, 700 milliards, FAOJ 4,3 milliards, c’est de l’infrastructure politique.
- Sans pouvoir, pas d’histoire. D’où la formule : “Voici venir l’occasion pour Hadja Sita Ouattara d’influencer l’histoire”. Elle a le terrain, elle a le courage et l’abnégation, mais avec le FAOJ, elle a enfin la matière première qui transforme le courage en résultats.
La différence entre une politicienne qui espère et une politicienne qui marque l’histoire, c’est la capacité à transformer l’argent public – l’argent de l’État – en capital humain local.
C’est exactement ce que fait le FAOJ : il convertit le budget national en employeurs locaux à Touba.
Oussou Kouamé RémiEnseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-BouakéExpert en développement professionnel Analyste socio-économique et politique
