Pour Gbéléban et Hadja Sita Ouattara, le Projet SIRA est exactement l’outil qu’il leur manquait pour passer de Modèle National* à Modèle Exportable.
Voici les 4 opportunités réelles, en lien direct avec sa Méthode :
1. De FAFCI à FDFP : transformer les 2 500 femmes en entreprises ICC
Gbéléban a déjà 2 500 femmes FAFCI (80% des femmes adultes), 22 étals en dur, 9 toilettes, marché de 35 millions. Ce n’est pas un marché, c’est la première infrastructure ICC formelle du Kabadougou : karité, savon, attiéké, tissage, poterie.
– SIRA finance via le FDFP des centres d’équipements partagés modernes.
– Opportunité : Hadja Sita peut demander à SIRA d’équiper son marché ICC de Gbéléban en machines pro (broyeuses karité, métiers à tisser modernes, conditionnement).
Les femmes passent ainsi de commerçantes informelles à entrepreneures certifiées ICC, avec taux de remboursement déjà à 94-98%.
2. Le Collège Hadja Nabintou Cissé devient centre SIRA:
-152 filles scolarisées, devenu lycée 12 classes. Les filles n’ont plus besoin d’aller à 70km à Odienné.
– SIRA prévoit de renforcer les passerelles enseignement pro / enseignement supérieur et moderniser l’enseignement secondaire.
– Opportunité : transformer le lycée en centre de formation qualifiante SIRA pour les 15-35 ans non scolarisés de Gbéléban sur 3 des 6 secteurs prioritaires : Agro (anacarde), BTP, Numérique. C’est exactement le PND 2026-2030 pilier jeunesse.
3. “Aller Chercher” version SIRA : 124,4 milliards à capter
Sa méthode Hadja Sita Ouattara est “Aller Chercher loin”. Elle a fait passer le budget de 80M en 2018 à 650M en 2026 en allant à Abidjan, DGDDL, diaspora Paris.
– SIRA = 124,4 milliards FCFA. Un seul dossier bien monté: “Gbéléban, Laboratoire SIRA du Folon” peut rapporter 200-300 millions pour un centre d’apprentissage.
– Argument massue : Gbéléban était le pire cas (4507 habitants sans route), donc si SIRA marche à Gbéléban, il marche partout. C’est ce que le Prix National d’Excellence Meilleur Maire 2026 prouve.
4. La Cohésion Peulh-Malinké-Forestier devient modèle d’insertion SIRA:
Sa force : mère Cissé Nabintou Fouta-Peulh, père Mandingue Empire Kong. Elle met dans le même groupe FAFCI Peulh (lait), Malinké (anacarde), Forestière (huile). Si l’une ne rembourse pas, l’autre paie.
– SIRA cible les jeunes à risque, non scolarisés et vulnérables. Gbéléban est frontalier Guinée, zone pastorale/agricole sensible.
– Opportunité : proposer à SIRA un programme “SIRA Cohésion Gbéléban” : formation de 100 jeunes éleveurs et agriculteurs ensemble à la gestion partagée des ressources. C’est la paix par la dette commune, financée par la Banque Mondiale.
En résumé pour Hadja Sita :
SIRA ne lui apporte pas d’argent à distribuer. Il lui apporte la certification qui manquait à sa méthode. Elle a prouvé que les femmes remboursent, que la ville peut être propre sans budget, que les filles peuvent être scolarisées. SIRA peut certifier tout ça en diplômes qualifiants reconnus par l’Etat et l’ONEF.
Oussou Kouamé RémiEnseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-BouakéExpert en développement professionnel Analyste socio-économique et politique
