Bouaké/ lancement du PCIMM.

<< pour avoir mieux, il faut faire mieux >>, l’apôtre de la paix Dr Biélé Nourgo, transforme les blessures en force nationale >>.

« La Côte d’Ivoire mérite mieux, mais si nous voulons avoir mieux, nous devons faire mieux. » C’est autour de cette conviction que le Dr Biélé Nourgo, président du Mouvement Citoyen « Parce que la Côte d’Ivoire mérite mieux » (PCIMM), a présenté officiellement son initiative citoyenne ce samedi 19 septembre 2026, à la salle de conférence de la Direction régionale de la santé.

Devant des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, des responsables de la Société civile, ainsi que des leaders d’associations de femmes, de jeunes et plusieurs autres participants, le président du mouvement, présenté comme « l’Apôtre de la Paix », a livré un discours centré sur la responsabilité citoyenne, la cohésion nationale, la paix et la nécessité de construire une Côte d’Ivoire davantage tournée vers l’avenir et le progrès.

Le choix de la date du lancement n’est pas anodin. Pour le Dr Biélé Nourgo, le 19 septembre renvoie à une période douloureuse de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, mais peut également devenir une occasion de porter un message de réconciliation « Hier, elle évoquait la division. Désormais, elle doit évoquer le rassemblement. Hier, elle rappelait la guerre. Désormais, elle doit annoncer la paix », a-t-il déclaré, appelant les Ivoiriens à transformer les blessures du passé en enseignements pour l’avenir. Évoquant les différentes crises traversées par le pays, notamment le coup d’État de 1999, la crise ouverte par la rébellion de septembre 2002 et la crise postélectorale de 2010, le président du PCIMM a insisté sur la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale.

Une minute de silence a d’ailleurs été observée en hommage aux personnes disparues au cours de ces différentes périodes de crise. Au cœur de son intervention, le Dr Biélé Nourgo a posé une question qu’il présente comme fondatrice de son engagement : « Quelle Côte d’Ivoire voulons-nous laisser à nos enfants ? »

Pour lui, cette interrogation doit conduire chaque citoyen et chaque citoyenne à dépasser la seule attente vis-à-vis de l’État et des dirigeants.« Le citoyen est aussi responsable du destin national », a-t-il martelé, estimant que la construction du pays ne saurait relever uniquement des pouvoirs publics. Dans son discours, il a ainsi invité les Ivoiriens à s’interroger sur leur propre contribution à la construction de la Côte d’Ivoire, notre maison commune : dans les quartiers, les villages, les écoles, les entreprises, les familles et les communautés.

Le mouvement, selon son président, ne vient pas simplement critiqué ou accusé.« Nous ne disons pas que tout est mauvais. Nous ne disons pas que rien n’a été fait. Nous reconnaissons les acquis, nous reconnaissons les efforts du gouvernement», a-t-il précisé, tout en défendant l’idée qu’un pays doit constamment chercher à améliorer ses performances. Le raisonnement développé est résumé par une formule : « Pour avoir mieux, il faut faire mieux. Et parfois même : il faut faire plus. »

Le Dr Biélé Nourgo a ainsi évoqué plusieurs domaines, dont l’éducation, la santé, l’économie, l’administration, la salubrité, la sécurité et la lutte contre la corruption, en insistant sur la part de responsabilité des citoyens eux-mêmes.

Le Mouvement Citoyen « Parce que la Côte d’Ivoire mérite mieux » entend promouvoir une citoyenneté active et responsable. « Notre ambition est simple : faire du citoyen un acteur et non un simple spectateur du développement national », a déclaré le président du mouvement. Dans cette vision, chaque catégorie socioprofessionnelle à un rôle à jouer dans la construction de la Nation : fonctionnaires, entrepreneurs, commerçants, agriculteurs, enseignants, professionnels de santé, journalistes, avocats, magistrats, forces de sécurité, responsables religieux et traditionnels, étudiants, élèves, artisans et élus locaux.

Le mouvement entend ainsi défendre une conception de la citoyenneté fondée notamment sur le civisme, l’intégrité, le respect des règles, la responsabilité individuelle et la participation à la vie collective.

Une Côte d’Ivoire « pour tous »
« La Côte d’Ivoire est une seule maison », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les différences d’opinions, de régions, de cultures ou de convictions ne devraient pas empêcher les citoyens de travailler ensemble. Le président du PCIMM a également insisté sur l’importance du rôle des femmes et des jeunes dans la construction nationale. Selon lui, la jeunesse ne doit pas être considérée uniquement comme « l’avenir », puisqu’elle constitue déjà une force active dans les universités, les entreprises, l’agriculture, les administrations, les technologies et les communautés.

Au-delà des infrastructures et des politiques publiques, le mouvement plaide pour ce que son président qualifie de « nouvelle culture citoyenne ». Cette culture reposerait sur un principe : le droit doit aller de pair avec le devoir et l’exigence envers la société doit commencer par soi-même.« Je veux mieux, donc je dois faire mieux», a résumé le Dr Biélé Nourgo.

Il a également appelé les entreprises à renforcer leur responsabilité sociale, les administrations à placer l’usager au cœur du service public, les médias à privilégier une information responsable et vérifiée, et les organisations de la société civile à poursuivre leur travail de veille et d’éducation citoyenne.

Pour le président du PCIMM, la paix ne peut se limiter à l’absence de conflit armé. Elle repose également sur la capacité à accepter les différences, à dialoguer, à résoudre les désaccords sans violence et à rejeter les discours de haine.« Nous devons faire de la paix non pas un simple slogan, mais une pratique quotidienne », a-t-il insisté.

Cette paix, selon lui, doit commencer dans les familles et les quartiers avant de s’exprimer dans les espaces professionnels, communautaires et politiques. En présentant la vision de son mouvement, le Dr Biélé Nourgo a défendu une Côte d’Ivoire qui investit dans son capital humain, valorise ses agriculteurs, transforme davantage ses matières premières, soutient l’entrepreneuriat, développe la science et l’innovation et accorde une place importante à la jeunesse et aux femmes.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger l’environnement et d’améliorer continuellement les services publics.« Nous voulons une Côte d’Ivoire qui ose regarder ses difficultés en face, qui ose reconnaître ses erreurs, qui ose apprendre, qui ose se réconcilier, qui ose rêver et surtout, une Côte d’Ivoire qui ose agir », a-t-il déclaré.

En conclusion, le président du Mouvement Citoyen « Parce que la Côte d’Ivoire mérite mieux » a voulu donner à son initiative une orientation citoyenne que partisane.« Nous ne voulons pas seulement prononcer des discours. Nous voulons promouvoir une culture de l’action citoyenne », a-t-il affirmé.

Son appel se veut adressé à l’ensemble des composantes de la société ivoirienne.<< Pas un appel à la haine. Pas un appel à l’exclusion. Pas un appel contre une communauté, une religion, une région ou une sensibilité politique. Un appel à la responsabilité, à l’engagement, au travail, à l’intégrité, à la solidarité, à la paix et à l’excellence. »

À travers cette initiative, le Dr Biélé Nourgo entend ainsi inscrire le mouvement « Parce que la Côte d’Ivoire mérite mieux » dans une démarche de mobilisation citoyenne autour d’une idée centrale : le développement d’un pays passe également par l’engagement quotidien de ses citoyens.