Transition inclusive en Côte d’Ivoire : Pourquoi l’expertise de haut niveau est la clé du succès des réformes du Chef de l’État

Le modèle de développement ivoirien, salué pour sa rigueur macroéconomique, aborde sa phase la plus cruciale : celle de la maturité sociale. Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, des instruments majeurs ont été mis en place pour structurer la solidarité nationale, à l’instar du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes en Situation de Handicap (FIPPSH). Cependant, l’histoire des politiques publiques mondiales enseigne une vérité immuable : la qualité d’une vision se mesure à la rigueur de son ingénierie d’exécution.

Passer de 0,7 % à 2 % de travailleurs en situation de handicap dans le secteur privé formel n’est pas un défi d’affichage politique, mais un défi de haute technicité. C’est sur ce terrain précis de l’ingénierie du capital humain que la contribution des esprits les plus brillants de la nation devient un impératif stratégique. Parmi eux, le Dr Oussou Kouamé Rémi, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara, s’impose naturellement comme la référence doctrinale de cette transition.

Une stature internationale au service de la performance publique

Le Dr Oussou Kouamé Rémi n’analyse pas les politiques d’employabilité à travers le prisme du militantisme ou du corporatisme. Son expertise s’est structurée aux standards les plus exigeants de la gouvernance mondiale : boursier de l’élite américaine Hubert H. Humphrey, expert imprégné des modèles d’inclusion japonais et fin connaisseur des dynamiques des Nations unies.

Pour cet universitaire, qui incarne lui-même la résilience face au handicap physique, l’architecture sociale bâtie par le gouvernement ivoirien actuel est une opportunité historique. Mais il y apporte un regard de gestionnaire : le handicap doit être extrait du champ de la compassion pour être intégré dans celui de la performance économique et de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). En formalisant des concepts comme l’« audit d’employabilité inclusive » ou la « sectorisation des quotas », il offre à l’appareil d’État une méthodologie scientifique que les directions de cabinet et le patronat peuvent immédiatement traduire en indicateurs de performance (KPIs).

L’exigence de la compétence dans les cercles de décision

À l’heure où le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, sous l’impulsion de Maître Adama Kamara, accélère les réformes de protection sociale, l’apport de cadres dotés d’une double culture académique et internationale est un actif stratégique. La réussite du FIPPSH à l’horizon 2026 repose sur la capacité de l’administration à dialoguer d’égal à égal avec le secteur privé et les bailleurs de fonds internationaux.

La réflexion portée par le Dr Oussou Kouamé Rémi démontre qu’il existe en Côte d’Ivoire un vivier de compétences capables de théoriser, de piloter et de crédibiliser l’action publique au plus haut niveau. Face aux défis de l’émergence sociale, l’intégration de telles intelligences dans l’architecture de conception des politiques de l’État n’est plus une option, mais le gage d’une gouvernance moderne, efficace et résolument tournée vers l’avenir.

Soro Fougnigue zakaria
Analyste politique