Hadja Sita Ouattara et l’intérêt commun

C’est tout son ADN politique. C’est pour ça qu’elle a eu le Prix National d’Excellence.
Voici comment elle l’applique:

  1. SA DÉFINITION DE L’INTÉRÊT COMMUN – Elle ne parle jamais d’intérêt personnel
    Dans toutes ses interviews cette semaine :
    “Gbéléban est trop petite pour l’intérêt personnel. Ici, si une femme réussit seule, elle va partir à Odienné. Si 2 500 femmes réussissent ensemble, c’est Gbéléban qui reste.”
    C’est le contraire de la politique classique : elle ne promet pas à une personne, elle sécurise un groupe.
    Exemple FAFCI :
  • Si elle donnait 300 000 F à 1 femme = intérêt personnel → la femme part à Abidjan
  • Elle donne 50 000-300 000 F à 2 500 femmes en groupe solidaire = intérêt commun. Si l’une ne paie pas, l’autre paie pour elle. Taux remboursement 94%.
    C’est ça l’intérêt commun version Sita Ouattara.
  1. COMMENT ELLE L’APPLIQUE À GBÉLÉBAN: 3 NIVEAUX

Niveau 1 – Terrain :

  • Marché Gbéléban : elle a refusé de donner des étals individuels (intérêt personnel). Elle a fait un marché collectif où Peulh (lait), Malinké (anacarde), Forestière (palmier) doivent cohabiter. Avant, elles ne se parlaient pas, maintenant elle a créé un groupe solidaire FAFCI.

Niveau 2 – Infrastructure :

  • Elle ne construit pas pour sa famille. Bitume 7km = tout le monde passe. Gare routière = tous les transporteurs. Abattoir = tous les éleveurs. Hôtel = tous les visiteurs. C’est toujours commun.

Niveau 3 – Gouvernance :

  • Prix Excellence 2026 : elle dit “Ce prix n’est pas pour moi, c’est pour les 2 500 femmes qui ont cru que Gbéléban n’était pas maudit”.
    Ainsi, Hadja Sita Ouattara nous a appris que l’intérêt commun n’est pas un slogan. En revanche, elle a prouvé que l’intérêt commun à Gbéléban, c’est de formaliser 2 500 femmes ensemble pour que Gbéléban reste.