Korhogo, 21 septembre 2026
L’Ambassade des États-Unis a remis officiellement les locaux réhabilités de la Force de Recherche et d’Assistance de la Police (FRAP) de Korhogo, dans le cadre du programme d’assistance antiterroriste américain.
Le Préfet Karim Diarrassouba a parlé d’ “investissement stratégique pour la sécurité locale et nationale”, en soulignant que le Poro, la Bagoué et le Tchologo sont des zones frontalières avec Mali/Burkina qui exigent une vigilance constante.
Analyse en 3 couches :
- Ce n’est pas isolé, c’est une doctrine
Depuis janvier 2026, la Côte d’Ivoire a intégré le State Partnership Program (SPP) avec la Garde Nationale de Pennsylvanie. Début septembre, le CEMGA Lassina Doumbia et plus de 40 experts US ont validé une feuille de route 2027-2031*avec 9 domaines prioritaires.
Les US livrent : véhicules blindés, matériel tactique, drones de surveillance depuis Bouaké, soutien à l’Académie de Jacqueville, formation antiterroriste. - Pourquoi la FRAP et pourquoi Korhogo?
La FRAP est une unité d’élite policière pour le Nord. La réhabilitation vise à lui donner “des conditions opérationnelles plus adaptées” et profiter des formations US. L’État veut aussi régulariser le foncier du site pour l’affecter à la Police Nationale. Traduction : les Américains sécurisent juridiquement leur investissement. - Perspectives pour Gbéléban
Gbéléban est à 150km de la zone FRAP. Elle est dans le triangle Poro-Bagoué-Folon. 3 actions concrètes : sollicitation d’une antenne FRAP ou d’une formation de la police municipale à Korhogo. Argument : “Gbéléban, commune frontalière avec la Guinée, doit bénéficier du même renforcement capacitaire.”
