La mangue représente déjà environ 10 % de la production fruitière nationale. Pourtant, jusqu’ici, cette filière manquait d’un cadre de régulation aussi structuré que ceux du coton ou de l’anacarde. Le Conseil des ministres du 23 septembre 2026 a comblé cette lacune en adoptant une ordonnance qui étend à la mangue les règles de commercialisation et de régulation applicables aux deux autres filières.
Désormais, le Conseil Coton-Anacarde voit ses missions élargies et son conseil d’administration ouvert à un représentant de l’interprofession de la mangue. Cette décision, loin d’être anodine, vise à professionnaliser la filière, à améliorer la traçabilité, à sécuriser les revenus des producteurs et à renforcer la position de la Côte d’Ivoire sur les marchés d’exportation.
L’État montre ici sa capacité à identifier les opportunités et à accompagner leur montée en gamme. En apportant de la régulation là où elle manquait, il crée les conditions d’une croissance inclusive et durable dans le secteur agricole. Les producteurs de mangue peuvent désormais compter sur un cadre clair et protecteur.
Soro fougnigue zakaria
